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Robert delaunay

Exposition
Robert delaunay - Paris

L'exposition « Rythmes sans fin » que consacre le Centre Pompidou à l'extraordinaire richesse du fonds Robert Delaunay regroupe environ quatre-vingts œuvres, peintures, dessins, reliefs, mosaïques, maquettes, une tapisserie et un grand nombre de photographies documentaires. Grâce à l'importante donation que Sonia Delaunay et son fils Charles ont consentie au musée national d'art moderne en 1964, le Centre Pompidou est aujourd’hui le détenteur du plus riche ensemble d'œuvres de Robert et Sonia Delaunay au monde. « Rythmes sans fin » explore la surprenante production que Robert Delaunay entame à l'issue de la guerre. Notamment durant les années 1930, il éprouve un regain d'intérêt pour la peinture murale et élargit ainsi le champ de son travail à l’environnement moderne en évoluant vers la monumentalité. L'exposition révèle comment sa peinture sort successivement du plan du tableau pour investir l’espace architectural. La deuxième partie de l’exposition est consacrée aux spectaculaires projets de décoration que Robert Delaunay – avec l’architecte Félix Aublet – réalise pour le Palais des chemins de fer et le Palais de l’air, et qui font sensation à l’Exposition internationale de 1937. La sélection est complétée, notamment, par des projets publicitaires issus du fonds Delaunay de la Bibliothèque nationale de France et par des plans d’architecture conservés aux Archives nationales. Si pour Baudelaire la modernité se définit par la temporalité – le transitoire contre l’immuable –, elle se présente pour Robert Delaunay par sa démesure. Sous l’effet des nouveautés urbaines allant du gigantisme de la tour Eiffel à l’impact des panneaux-réclames, en passant par l’électrification des rues et l’essor de l’aviation, il perçoit cette modernité comme un débordement visuel, une sensation optique qui submerge : monumentale, éblouissante et fulgurante. Comment transposer en formes et en couleurs la profusion des angles de vue inédits, la mobilité accrue, la stimulation incessante de nos nerfs optiques, tous ces chocs simultanés qui rythment la vie urbaine moderne ? Cette quête d’une « peinture pure », qui met l’œil du spectateur en prise directe avec l’agitation du réel, se confond avec une mise à l’épreuve du médium même de la peinture de chevalet. Du premier Paysage au disque de 1906, au revers de son Autoportrait, aux premières formes circulaires peintes en 1913, Delaunay, inspiré tant par les théories astrales que par le mouvement des hélices et des halos des lampes électriques, cherche à dépasser les limites imposées par le format de la toile en intégrant une dynamique giratoire dans ses compositions. Au gré de ses recherches picturales qui l’amènent à sa « première peinture inobjective » avec son premier disque de 1913, l’acte de voir s’impose comme le sujet de sa peinture. Parce qu’elle agit directement sur la sensibilité du spectateur, cette peinture revêt pour Delaunay « un aspect populaire ». Se comprend également son désir d’abandonner le chevalet et de sortir de l’atelier : ne devrait-on pas voir la peinture simultanée partout, dans la rue, dans les magasins, au théâtre, au cinéma, dans les appartements et sur les bâtiments ?[...]

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