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Joseph sima : vision du monde retrouvé

Exposition
Joseph sima : vision du monde retrouvé - Issoudun

Joseph Sima (1891-1971) est un des plus grands peintres tchèques du XXeme siècle. Souvent classé dans le groupe Surréaliste, son œuvre est onirique et poétique. Fasciné par les paysages et la mythologie, la question de la lumière tient un rôle essentiel dans la démarche créatrice de Joseph Sima en cela qu’il a été profondément marqué, vers 1925, par une expérience sensorielle vécue comme un événement déterminant dans sa pratique de la peinture : la vision de la foudre par une nuit d’orage. Dès lors, mis à part quelques portraits de proches, c’est dans le motif du paysage –celui de sa Bohème natale- qu’il trouve l’essentiel de son inspiration caractérisée par la simplicité, la pureté et parfois l’étrangeté de ses œuvres lumineuses. Arrivé à Paris en 1921 après des études aux Beaux-Arts et à l’Ecole polytechnique de Prague où il se rapproche du purisme d’Amédée Ozenfant et Le Corbusier, entretient des échanges théoriques fructueux avec Piet Mondrian, côtoie les poètes, en particulier René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte avec lesquels il fonde, dans une même recherche spirituelle, le mouvement de Grand Jeu. D’une peinture symbolique bâtie sur le rêve et l’imaginaire, il glisse peu à peu, après la guerre douloureusement vécue, vers une « matérialisation du temps et de l’espace à travers la lumière ». L’exposition Joseph Sima, Visions du monde retrouvé propose un regard spécifique sur les œuvres des années 50 et 60 de l’artiste, avec la présentation d’une série de 50 aquarelles encore jamais présentée au public, provenant d’une collection privée. Autour de la toile intitulée Chaos, datée de 1959, entrée dans les collections du musée d’Issoudun grâce à la donation de Cécile Reims et Fred Deux, une sélection d’une vingtaine d’huiles sur toile a été empruntée aux collectionneurs ainsi qu’aux institutions publiques françaises. La dernière exposition rétrospective et monographique de Joseph Sima datait de 1992 et fut organisée par le Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Puis, en 2003, le musée des Beaux-Arts de Reims s’intéressait à l’artiste dans une exposition intitulée « Le Grand Jeu et le Surréalisme ». Depuis, hormis les expositions en galeries, aucun musée n’avait rassemblé autant d’œuvres de Joseph Sima. Ces œuvres témoignent de la dernière période de l’artiste durant laquelle l’image disparaît au profit de la forme : si les objets symboliques chers à Sima ne sont plus aussi visibles qu’auparavant, ils n’en demeurent pas moins perceptibles par leur constante dématérialisation, leur dissolution dans la lumière et dans l’espace, entraînant une fusion des éléments. La dernière salle du parcours est consacrée aux travaux de peintres tchécoslovaques Rudolf Fila, Vaclav Bostik, Daniel Fischer, Jiri Kolar, Igor Minarik, Ladislav Novak et Adriena Simotova marqués par l’influence de Joseph Sima, et sa dernière période en particulier.[...]

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