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Artiste

Né en 1970 à Charleston en Caroline du Sud, Franck Shepard Fairey, de son vrai nom, est un street-artist qui vit aujourd’hui à Los Angeles. Passionné de skate, il plonge dès ses 14 ans dans le monde du graphisme en dessinant des images qui seront floquées sur des t-shirt et des skateboards. Influencé par l’œuvre de Andy Warhol ou encore l’artiste russe Alexandre Rodtchenko, Shepard Fairey rentre à 18 ans à l’école de design Rhode Island School of Design. A 20 ans, il recouvre un panneau publicitaire de Providence (Rhode Island, Etats-Unis) d’une image représentant la tête esquintée d’un catcheur français des années 70 : André Roussimoff, dit "André le géant". "C’est la première œuvre qui a vraiment compté. Celle pour laquelle il y a eu un avant et un après (...). C’est là que je me suis rendu compte du poids qu’avait une image dans la rue, dès lors que ce n’est pas une pub. J’ai mesuré l’immense pouvoir que c’était". Une pensée qui fait écho aux dires de Marshall McLuhan, sociologue canadien que Fairey cotoyait, et qui déclarait "le médium est le message". Fairey se met ensuite à coloniser les murs de Los Angeles avec son image d’André. Mais en 1998, Titan Sports, détentrice de la marque, le menace de poursuites. L’artiste abdique sans rien lâcher et continue à utiliser l’image du catcheur. A ceci près qu’il l’accompagne désormais de l’impératif : "OBEY", cherchant ainsi à parodier la propagande américaniste. Résolument anti-Bush, Shepard Fairey se fait remarquer par la suite avec une nouvelle campagne de street art nommée "Be the Revolution" en 2004. Pourtant en 2008, en faveur d'Obama, il crée à son initiative l’affiche de campagne du futur président des Etats-Unis, nommée "Hope", puis déclinée en "Vote" ou "Change". "Parfois, on croit que j’ai été engagé par son équipe de campagne, mais non. Je l’ai fait parce que j’ai trois filles, que je fais de mon mieux pour leur donner une vie décente. Obama était simplement celui qui me semblait le mieux défendre mes valeurs" explique-t-il. Celle-ci contribue fortement à valoriser l’image du candidat qui le remercie après son élection dans une lettre "Vos images ont un effet profond sur les gens, qu’elles soient vues dans une galerie ou sur un panneau indicateur". Shepard Fairey vit sans cesse aux limites de la légalité. Plusieurs fois rattrapé par la loi, il doit se justifier devant les tribunaux plus d’une dizaine de fois. Tantôt en raison de graffitis sur les murs tantôt pour l’utilisation d’une image sans droits…[...]

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