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Galerie gourvennec ogor - minimum production, maximum expression 1007 vues - Depuis le 17/11/2015
Le 17/11/2015

L’exposition «Minimum production, maximum expression » s’ouvre sur une œuvre de Stefan Brügemann en empruntant son titre au 590e « Show Title ». En effet, il aime faire des listes. En 2000, il commence Show Titles, une liste potentiellement sans fin de titres d’exposition, offerts à la libre disposition de tous. Dans une esthétique minimaliste, l’exposition rassemble des artistes mettant en avant l’espace littéral (1). A travers différentes manipulations (performance, illusion d’optique, brulure ou juste un mot) la surface des matériaux est le support de l’émergence créatrice ayant valeur de signe. Les oeuvres de Jonathan Binet et Kasper Sonne s’inscrivent dans une histoire de la peinture abstraite dont le principe d’économie de gestes et de moyens renvoie également à la peinture performative, dans le sens où elle engage le corps et rend visible la trace d’une expérience. Les Mate de peau De Sabrina Belouaar résultent eux aussi d’une expérience performative. L’artiste se maquille et embrasse la feuille de papier afin de créer un visage effacé, presque abstrait pour former un passage vers une altérité qui se nourrit de pensées identitaires, sociales, politique, culturelles et traditionnelles. Les textes de Robert Barry, qui peuvent prendre la forme d’intitulés ou d’annonces, participent d’une pensée nouvelle de la place de l’art dans un contexte culturel bouleversé. A partir de textes placés sur une grande variété de surfaces (papier, toile, miroir, mur, sol…), Barry crée des images mentales qui se substituent aux images réelles - de la sorte, il met en place des processus qui s’apparentent à la télépathie. Le travail d’Alicja Kwade s’inscrit autour des notions de réalité et d’illusion : Parallel Welt I est constituée de huit lampes de bureau des années 20-30 agencées par paires et séparées par deux miroirs, ce qui donne l’impression de les voir à travers une vitre transparente. Le reflet des têtes de lampes forme une sphère qui emprisonne la lumière, réduite à un halo mystérieux. Les « dégradés » de Pieter Vermeersch deviennent les supports d’expériences de perceptions infinies où les spectateurs mobiles évoluent à l’intérieur d’un cycle chromatique d’apparitions. A contrario, Mara Fortunatovic modifie les surfaces en fonction de leur sensibilité tactile ou leur opacité grâce à une peinture blanche infiniment colorée. Ses pièces se fondent dans les tonalités et dans les ombres déjà à l’œuvre dans l’espace. 1 L'espace littéral est l'espace physique et réel du support[...]

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