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Le domaine des murmures #2

Salon / foire / festival
Château d'avignon Les saintes-maries-de la mer
Le domaine des murmures #2 - Les saintes-maries-de la mer

L’exposition met en scène les sons et les sens en éveil. Elle associe selon différentes approches thématiques une majorité de créations inédites et réalisées sur place, en lien avec l'architecture et la nature environnantes, et des œuvres existantes, revisitées pour l'occasion. Du son comme «lieu de mémoire» ou comme «espace de contemplation et de transfiguration du réel» au son comme «territoire de jeu», le cheminement proposé brouille les pistes et invite chaque visiteur à promener sa curiosité d’une oreille attentive, à construire sa propre expérience sensorielle. Fortement inspirés par l'esprit du domaine et l'identité sonore de la Camargue certains artistes ont choisi de nous placer au cœur d'installations ou de paysages sonores « augmentés » (Grégoire Lauvin et Peter Sinclair). Plus loin dans le parc, des œuvres s’amusent avec les sons de la nature et de ses habitants. Artifices de l’art et de la nature se mélangent avec bonheur et interroge avec humour notre rapport complexe et parfois contradictoire à l’environnement (Laurent Gongora, gethan & myles). D'autres, installés dans dépendances techniques et autour du château explorent la matière première du son à l’aide de dispositifs acoustiques, de machines à sons ou à paroles qui font bruisser ces lieux chargés d’histoire(s), libérant des échos imaginaires et ravivant une mémoire enfouie (Marie Chéné et Pascal Messaoudi, Bertrand Gadenne). Ces œuvres, inédites et conçues pour les lieux qui les ac- cueillent, installent le spectateur dans une écoute attentive, l’invitent à se laisser guider par des récits ou des harmonies venus d’ailleurs. Ici, le temps se contracte et l’on peut faire l’expérience de l’envoûtante présence des énergies invisibles. Sculpter, dessiner ou représenter la matière sonore, matérialiser son rythme et sa fréquence, constituent une autre série d'expérimentations auxquelles nous convient Thierry Mouillé, Emmanuel Rivière, Dominique Blais, Pierre-Laurent Cassière et Bertille Bak. Le son est ici visuel et sculptural. Incarné dans des objets, perceptible par des formes ou visible à travers des tracés et des images vidéos, il révèle des qualités plastiques et une force symbolique insoupçonnées. Ces œuvres immergent le visiteur dans une expérience sensorielle déroutante, procédant par glissement d'un sens à un autre, de l’ouïe à la vue et de la vue au toucher. Enfin, devant la maison Blanche, la prairie se transforme en aire de jeu et d’expérimentations sonores, de curieuses machines à bruits ou en mouvement s’offrent au regard et à la manipulation. Instruments animés et interactifs, objets détournés et ludiques, tournent, claquent, vibrent et font résonner leur matière en une symphonie de bruits composites (Mathias Isouard, François Cys). Une façon ludique de rendre vie aux « machines », toujours présentes sur le site, qui faisait la fierté de l’ancien propriétaire, marquant son appartenance à cette modernité technique et sonore.[...]