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Géraldine cario - réparation ii

Exposition
Géraldine cario - réparation ii - Paris

La galerie Laure Roynette présente du 12 octobre au 19 novembre 2017, la nouvelle exposition personnelle de Géraldine Cario « Réparation II » Géraldine Cario cherche à rentrer dans la chair de l’Histoire par le détail. Ses oeuvres nous montrent ce qu’il y a de plus intime, de plus humain dans ce que l’on sait de la grande Histoire. Pour elle les photos sur lesquelles elle travaille sont des traces certes mais surtout un commentaire de l’instant vécu et ses oeuvres se donnent comme mission de répondre à ce commentaire, de poursuivre le dialogue. Géraldine Cario rassemble des morceaux épars en acceptant de montrer les blancs, les absences, ce qui n’est pas dit, ce que l’on ne connait pas… Ainsi ses installations, ses montages, ses sculptures qui tentent d’approcher l’intime nous permettent de sortir de la raideur de l’Histoire et finalement de son inhumanité. Interview « Géraldine Cario, vous travaillez sur la mémoire, les traces, le temps, l’absence, la perte ? « Ce sont des thèmes centraux. On a vu des similitudes entre mon travail et celui de Boltanski, artiste qui m’est cher. Mais le mien est différent. À tous ces thèmes, se rajoute celui de la réparation. Je ne les envisage pas comme une fin en soi.
Je travaille sur la mémoire pour préparer le futur, sur les blessures pour les guérir. Je cherche à interroger nos points de vue, changer les perspectives. Vivre avec mes œuvres est facile car elles véhiculent toujours un élan vers l’avenir, une force vitale. Il me semble plus pénible de ne pas aborder ces sujets que de les affronter. C’est une guerre sereine, un chemin initiatique qui vient s’inscrire dans la réalité afin de la transformer. Le mot «Réparation» sera d’ailleurs le titre de ma prochaine exposition. » 
(interview de Géraldine Cario par Caroline Clavier pour Côté Paris octobre 2015) « Lors d’un déménagement, alors qu’elle avait dix ans, Géraldine Cario recueillit ainsi un éclat de bois doré détaché d’un grand miroir et le plaça précieusement dans une boîte tapissée de velours bleu nuit. Elle le fit avec le sentiment aigu que la vie est une incessante séparation, en sympathie de réminiscence avec ce que la jeune fille devinait de l’histoire dont elle procède, et qu’il lui incombe de transmettre. Pas d’angélisme, parce qu’il y a eu un avant. Ce que le hasard a autorisé, et ce qu’il a banni. Cet avant a la forme d’un univers englouti. Pour autant que les mots puissent approcher la vie que les objets estompent ou déclarent, on y trouverait des aïeux hongrois ou polonais, une Mitteleuropa perdue, des frontières passées à la hâte, des enfants cachés, une bibliothèque talmudique préservée, des trains partant vers ces confins où, comme l’écrivait Aragon, « notre siècle saigne ». Cette mémoire est singulière. Et elle est universelle, liés que nous sommes au destin de ce qui meurt, c’est-à-dire à la condition commune du vivant. Vous croyez entrer dans une exposition ; en réalité, il vous est proposé de parcourir les annales d’une solitude peuplée que chaque génération, dans la considération des autres, façonne et habite selon son drame et son espoir. Il nous est donné de vivre. L’art est là pour faire entrevoir que le ciel sera toujours plus grand que nous. » Marc Lambron de l’Académie française[...]

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