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Yiching chen

Exposition
Yiching chen - Toulon

Yiching Chen est une artiste Taïwanaise qui vit et travaille à Paris. Lors de ses études universitaires dans son pays d'origine elle découvre le "nihon-ga", peinture japonaise traditionnelle à laquelle elle s'y initie très rapidement. Ses premières œuvres ayant remporté un certain succès, Yiching Chen décide de se consacrer à cette discipline. Elle rejoint alors, en 2002, la prestigieuse Université municipale des Arts de Kyoto grâce à laquelle elle bénéficiera de l'enseignement de Takao Yamazaki. Yiching Chen recevra, par la suite, plusieurs distinctions dont le Grand Prix du Musée Shohaku sous la présidence d'Atsushi Uemura. Deux ans plus tard, elle rejoint la France avec la volonté de se rapprocher de l'art occidental et de s'en inspirer. Aujourd’hui, Yiching Chen est un des grands peintres référents du nihon-ga en Occident. Elle a publié un ouvrage en français sur le sujet et y enseigne désormais la technique au Musée Guimet. Yiching Chen témoigne d'une réelle envie de faire découvrir et partager son art. Lorsque le Japon lance sa réforme culturelle et politique au VIIème siècle, des étudiants envoyés en Chine véhiculent à leur retour la littérature et les arts de la puissante dynastie Tang. C'est ainsi que le portrait coloré des bouddhas, des femmes et le thème de la nature commencent à exercer leur influence sur l'art japonais, qui se les réapproprie progressivement à partir de sa propre sensibilité. Ce sont ensuite des artistes talentueux (école Kano, Ogata Kôrin, Yokoyama Taikan, famille Uemura) qui en développent la singularité. Il faut pourtant attendre le XIXème siècle et l’ère Meiji pour que l’ouverture culturelle, accompagnant la modernisation du pays, se double d’un repli identitaire qui fait émerger la notion de nihon-ga (« peinture japonaise », par opposition à la « peinture occidentale » dite yô-ga). Les outils et matériaux puisent dans les règnes minéral, végétal et animal. Un panneau bois, généralement recouvert d’un papier, constitue le support ordinaire. Il peut aussi s’agir de soie, ou même de coquillage. Les pigments sont fabriqués à partir de roches, mais aussi de terres, de plantes ou même d’insectes, réduits en poudres de différents calibres : bleu tiré de l'azurite ou du lapis-lazuli, blanc obtenu à partir de coquillages, vert-de-gris issu de la malachite, la cochenille produisant le carmin, l’indigo un bleu, etc. Le liant utilisé pour fabriquer les couleurs est une gélatine, animale (de peau, d’os) ou végétale (algues), diluée avec de l’eau.[...]