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Martial raysse

Exposition
Martial raysse - Paris

Martial Raysse, un artiste visionnaire, en marge des courants artistiques dominants. Si l'on interroge Martial Raysse sur ce qui l'a conduit à devenir artiste, le goût du langage et de l'émotion poétique se révèlent instantanément. Pourquoi avoir d’abord choisi la littérature, puis abandonné cette voie pour une carrière artistique autodidacte ? Parce que la peinture est un langage universel. Parce que l'appel de la vie s'est manifesté plus fortement du côté de la peinture. À travers plus de deux cents œuvres peintures, sculptures, films, photographies et dessins, le Centre Pompidou consacre une rétrospective inédite à l'œuvre de cet artiste visionnaire, en marge des courants artistiques dominants, en suivant son cheminement imprévisible, singulier, au fil de près de cinquante ans de création. De sa détermination pour l'art, Martial Raysse ne dit rien, sinon qu'elle s’exprima tôt et naturellement. Nice est alors le berceau d’une génération d'artistes à laquelle il s'intègre vite. Ben, Arman, Yves Klein se font remarquer par des travaux tranchant avec l’abstraction informelle des années d’après-guerre. Du Marseillais César, il reprend la pratique d’association d’éléments de récupération qu'il transfère dans des œuvres aériennes inspirées de Calder. Il rencontre Ben et Arman en 1955, et partage leur intérêt pour l'expérimentation. Lui-même évolue rapidement : si l'assemblage est bien la technique qu'il privilégie, s'il partage l'esprit de collection et de classification d'Arman, si l'idée de « magasin » de Ben l'intéresse, il opte pour une catégorie d'objets et une modalité d'énonciation artistique différentes. « J'ai voulu un monde neuf, aseptisé, pur, et, au niveau des techniques utilisées, de plain-pied avec les découvertes technologiques du monde moderne », explique-t-il. Les objets de consommation deviennent ainsi, dès 1959, ses matériaux de prédilection. Il les assemble dans des boîtes, des colonnes en plexiglas, ou selon le modèle d'organisation aguichant des présentoirs de vente. La plage et les loisirs estivaux tiennent une place particulière, tout comme le corps féminin et ses accessoires. Raysse adhère en 1960 avec ses amis au mouvement des Nouveaux Réalistes, créé par le critique Pierre Restany. Si l'aspect irrévérencieux et la dynamique fraternelle du mouvement l'attirent, il marque sa différence et adopte un terme générique pour définir sa position : « Hygiène de la vision ». « J'utilise des produits manufacturés parce que je suis docteur ès matières et que tout l’art actuel spécule sur l'instinct de conservation, l'attendrissement au pourrissement cellulaire. Seul le neuf est aseptisé ; l'hygiénique, l'inoxydable. », déclare-t-il.[...]

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