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Impressions du soleil levant 150 ans de relations alsace-japon

Exposition
Impressions du soleil levant 150 ans de relations alsace-japon - Mulhouse

L’année 2014 est l’occasion de commémorer le 150ème anniversaire des relations entre l’Alsace et le Japon, dont le textile fut l’un des premiers domaines d’échange. Dès 1864, les manufactures alsaciennes exportent vers le Soleil Levant des étoffes de mousseline de laine. Le Musée de l’Impression sur Etoffes se propose à cette occasion de retracer cette fresque historique au travers d’une exposition consacrée à l’influence japonaise sur le textile alsacien. En 1854, sous la menace américaine, le Japon s’ouvre à l’Occident. Des relations économiques et culturelles se mettent alors en place avec les grandes puissances. Ainsi, le 9 octobre 1858, à Edo, un traité d’amitié et de commerce est signé entre la France et le Japon. Sur le plan économique, l’industrie alscienne s’intéresse rapidement à ce nouveau marché qu’elle tente de conquérir, notamment en adaptant l’impression sur laine au goût nippon. La production de châles à motif cachemire a en effet permis aux manufactures alsaciennes d’atteindre sur ce support une qualité et un savoir faire équivalent à celui du coton ayant bâti leur réputation. Le Japon, ne dispose alors d’aucun élevage de moutons et le climat nécessite des vêtements chauds en hiver. En 1863, la manufacture Thierry-Mieg & Cie est la première à réaliser des laines imprimées destinées à ce pays. Elle sélectionne pour cette nouvelle clientèle des motifs ornementaux japonais imprimés en blanc sur des fonds rouges ou violets. Elle imite par le bais de l’impression à la planche une technique traditionnelle japonaise de teinture à la réserve par ligature : le Shibori. La première cargaison arrive au japon en 1864. Ces étoffes servent principalement à la fabrication de kimonos. Si peu d’entre eux ont été conservés, on peut les identifier reproduits sur les estampes japonaises. Certaines laines sont également utilisées pour la fabrication de sous-vêtements. Sous l’impulsion de Thierry-Mieg Cie, d’autres manufactures alsaciennes produisent bientôt pour ce nouveau marché. Les genres deviennent alors plus élaborés, à l’exemple de la manufacture Heilmann Frères de Mulhouse qui, en 1866, imprime sur laine des des couleurs ombrées d’une grande difficulté technique. Semblablement, la manufacture Scheurer & Cie de Thann imprime au rouleau des étoffes riches sur le même support. Les riches archives du Musée conservent les dessins et les étoffes originaux de cette production spécifique.[...]

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